Parlez-moi D’haiti

La plupart des gens ont entendu parler de Toussaint Louverture qui, alors qu’on l’emmenait en exil en France, a déclaré, « En m’abattant, vous avez seulement abattu le tronc de l’arbre de la liberté des Noirs. Il repoussera par les racines car elles sont profondes et nombreuses », mais peu d’entre eux savent qu’il est né sur l’habitation Bréda, dans le nord d’Haïti.

C’est dans le nord également que se trouve le « Bois Caïman », où les esclaves menés par Boukman jurèrent de « Vivre libre ou mourir », de Vertières, site de la bataille décisive de la guerre de l’indépendance, de la Citadelle, le fort que le Roi Henri Christophe fit construire pour défendre le pays contre un retour possible des Français et de Sans Souci, le palais qu’il fit construire pour rivaliser Versailles.

.Certains paysans font du charbon de bois qu’ils vendent en ville. Cela contribue à une terrible érosion. D’autres élèvent des porcs, dénommés « la banque paysanne », ou des cabrits. Le nom « cabrit » désigne aussi une personne qui boit très peu d’eau en mangeant tandis que le nom « Kanzo » est donné à quelqu’un qui peut toucher le feu sans se brûler.

Haïti, « Terre de hautes montagnes », a deux langues officielles, le français parlé par dix à quinze pour cent de la population, et le créole, parlé par tous. Sa monnaie est la gourde et sa danse nationale, la meringue. Ses traditions sont un mélange des diverses cultures qui y ont laissé leur marque.

Les contes oraux traditionnels sont centrés sur deux personnages principaux, Bouqui et Malice, et commencent toujours par « Krik? » « Krak! » Cette tradition est héritée d’Afrique alors que le créole incorpore des mots indiens, espagnols, français, anglais et africains. Même le vodou, la religion la plus associée à Haïti et dont les prêtres sont appelés Hougans, est un mélange de catholicisme et de religions africaines.

Le drapeau bleu et rouge d’Haïti et son inscription « L’union fait la force » symbolisent l’union des noirs et des mûlatres (y compris les « affranchis ») pour gagner leur indépendance. Sa devise est « Liberté, Egalité, Fraternité », son hymne national, la Dessalinienne, en l’honneur de Dessalines, créateur du drapeau et premier chef d’état après l’indépendance.

Autrefois les esclaves communiquaient entre eux à l’aide du tambour ou de la coquille du lambi (conque). Plus tard, le « télédiol » est devenu un moyen rapide de desséminer les nouvelles.

A la campagne, la salutation usuelle est « Honneur? » « Respect ». Une autre coutume est celle de la konbit qui consiste à s’entraider dans les champs. Cela permet d’accomplir le travail « Tap Tap », ou rapidement, une expression qui nomme un véhicule servant d’autobus et qui est censé vous mener à votre destination Tap Tap.

La banque paysanne- le kochon kreyol.

Les Haïtiens sont de durs travailleurs qui sont souvent forcés de travailler comme braceros dans les champs de canne dominicains où ils sont souvent maltraités.

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